Sabrina Bouarour, University of London Institute in Paris
Une enquête journalistique transmédiatique
Considérée comme la Erin Brockovich bretonne, Inès Léraud s’est faite connaître pour son enquête sur les algues vertes dont elle a révélé le scandale environnemental et sanitaire qui touche la Bretagne. Le gaz toxique qui émane de la décomposition de ces algues est responsable de la mort d’au moins trois hommes et de nombreux animaux. La journaliste a révélé que les intérêts économiques liés à la production agricole intensive, leur défense dans les sphères politiques et judiciaires, et la préservation de l’attractivité touristique de la région ont conduit à occulter la nocivité des marées vertes. Son enquête a pris plusieurs formes transmédiatiques : des documentaires sonores, une bande dessinée et un film de fiction. Dans l’émission de France Culture Les Pieds sur Terre, son Journal breton[1] explore la Bretagne contemporaine et le fonctionnement de la première région agro-alimentaire de France. Dans la BD Algues vertes, l’histoire interdite, coécrite avec le dessinateur Pierre Van Hove (la Revue Dessinée/Delcourt, 2019), les interactions entre textes et dessins construisent un récit documentaire visuel enrichi de références à des reportages journalistiques, des études scientifiques et autres documents produits par des associations. Cette BD a été adaptée au cinéma en 2023 par le réalisateur français Pierre Jolivet qui a choisi de fictionnaliser l’enquête en restant fidèle à son contenu informatif mais en prenant des libertés dans sa scénarisation. Cet article analyse les représentations de la crise écologique et sanitaire dans la BD et le film en se concentrant particulièrement sur le portrait écoféministe d’une lanceuse d’alerte proposé par l’adaptation cinématographique.

Que ce soit à travers la BD ou le cinéma, l’enquête sur la pollution aux algues toxiques recourt à une narration visuelle pour faciliter la diffusion au grand public d’informations déjà existantes. Inès Léraud prolonge les travaux de chercheurs, associations et journalistes qui avaient déjà commencé à documenter les pollutions en Bretagne.[2] En recoupant les données et en rassemblant des témoignages inédits de victimes, elle a révélé l’ampleur d’un scandale sanitaire et environnemental majeur. La BD, écoulée à plus de 175 000 exemplaires,[3] a su toucher un vaste public, conduisant à ouvrir une enquête de la Cour des comptes sur le « plan algues vertes », à libérer une parole politique critique[4] et à faire sanctionner l’Etat pour inaction dans les marées vertes.[5] Algues vertes, l’histoire interdite suit la tradition de Joe Sacco[6] et Étienne Davodeau,[7] pionniers de la BD de reportage documentaire qui abordent des questions sociales. Elle s’inscrit aussi dans l’émergence récente d’un sous-genre de la BD axé sur les questions écologiques,[8] à l’image du succès de Le monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique (Dargaud, 2021) de Jean Jancovici et Christophe Blain, consacré aux questions énergétiques et au changement climatique qui s’est vendu à 514 000 exemplaires.

Puisant dans sa force de vulgarisation, Algues vertes raconte en textes et en images les étapes de révélations d’un scandale sanitaire fait de multiples ramifications en le simplifiant sans en perdre de sa complexité. Alors que l’enquête aurait pu se concentrer uniquement sur une démarche journalistique fondée sur des entretiens et le dépouillement de sources, le chapitre 4, « De la modernisation du système productif et de ses effets, » revient sur des épisodes socio-culturels clés et notamment celui du « remembrement », cette réorganisation foncière qui a mené à l’agriculture intensive. Autant de dynamiques complexes qui pourraient rebuter le néophyte si ce travail de mise en image ne faisait pas preuve d’une grande économie narrative reposant sur une efficacité visuelle pour tenir le lecteur en haleine. Or cette partie historicise également l’émergence du « modèle breton ». A partir de dessins épurés, les planches font intervenir en un coup d’œil des notions complexes tels que les enjeux transnationaux de l’après-guerre. La modernisation de l’agriculture bretonne est représentée dans son contexte hyperlocal, caractérisé par la grande pauvreté de la paysannerie. Cette transformation, perçue comme une opportunité de développement régional, est en réalité déterminée par des relations géopolitiques dépassant l’échelle locale. Plusieurs planches reviennent ainsi sur le rôle des Etats-Unis et du plan Marshall dans la restructuration des moyens de production de la région en un vaste complexe
d’agriculture intensive.

La BD se présente ainsi comme un espace discursif apte à représenter les différentes strates de l’enquête journalistique de Léraud sans transiger avec sa complexité. Les annexes finales donnent d’ailleurs un aperçu de ses sources : quelques documents administratifs clés tels que des dépôts de plaintes ou la photographie de meules déposées devant l’entrée de la maison du militant écologique André Ollivro pour faire pression sur lui. Cette matière documentaire, disposée sur un fond utilisant plusieurs verts, révèle l’importance de la mise en récit pour pallier l’aridité de telles sources. Le jargon judiciaire et médical, la technicité des analyses et la densité et les volumes des informations amassées au cours de l’enquête auraient pu compromettre leur compréhension. Or les récits multimodaux propres à la BD mettent en récit les contenus de l’affaire dans un style visuel qui favorise leur lisibilité et l’implication émotionnelle.
Portrait d’une lanceuse d’alerte
Dans son adaptation, le cinéaste Pierre Jolivet renforce encore davantage l’engagement affectif des publics en dévoilant les coûts individuels de la recherche de vérité. Alors que la BD retrace l’enquête documentaire avec une neutralité journalistique, sa version cinématographique privilégie la fiction et se recentre sur Léraud, interprétée par Céline Sallette. Ce thriller écologique raconte le cheminement de son enquête, au présent, de 2012 à 2022, exception faite de quelques courts flash-backs lors de témoignages de personnages clés.

Les Algues vertes est à replacé dans un corpus filmique international consacré aux lanceur.se.s d’alerte, dont Erin Brockovich seule contre tous (Steven Soderbergh ; 2000) serait le parangon du genre. Spotlight de l’Américain Tom McCarthy (2015), a inspiré le film français Grâce à Dieu de François Ozon (2018), deux films d’enquête sur la pédocriminalité dans l’Église.A l’intérieur de ce corpus, une sous-catégorie portant sur les enquêtes sanitaires et environnementales a émergé plus récemment. Les documentaires Citizenfour de Laura Poitras (2015) et Snowden d’Oliver Stone (2016) abordent la cybersurveillance à travers le portrait d’Edward Snowden. Les fictions La Fille de Brest d’Emmanuelle Bercot (2016), adapté de l’essai de la pneumologue Irène Frachon Mediator 150 mg : combien de morts ? révèle le scandale lié à ce médicament contre le diabète, tandis que, dans le contexte américain, Dark Waters de Todd Haynes (2019) suit l’enquête sur les pollutions aux plastiques dans laquelle s’engouffre un avocat. Par le biais du documentaire et de la fiction, ces films mettent en scène la quête opiniâtre de lanceur.se.s d’alerte voulant faire triompher la vérité dans des scandales sanitaires kafkaïens. Cette notion de lanceur.se d’alerte apparait pour la première fois dans les travaux des sociologues Chateauraynaud et Torny,[9] avant de s’étendre à d’autres domaines, de devenir un terme juridique présent dans diverses lois françaises depuis 2013 pour protéger ces individus, et d’ouvrir la voie à un imaginaire cinématographique.
Le film de Jolivet en brosse un portrait sous les traits d’une journaliste indépendante seule face à un système dont elle révèle les dysfonctionnements grâce à l’appui des familles des victimes, d’autres lanceur.se.s d’alertes, d’associations, mais aussi, à titre plus personnel, par le soutien de sa compagne. Léraud, qui a coécrit le film, devient un personnage de fiction alors qu’elle était absente de la BD d’origine. L’enquête est humanisée et suivie à hauteur de femme. En décidant d’intégrer à son récit le personnage de Judith (Nina Meurisse), la compagne de Léraud, Jolivet s’inspire de la vie intime de la journaliste pour approfondir la dimension affective et mieux saisir la pratique d’un journalisme d’immersion. On découvre les sacrifices, les doutes et les pressions auxquels Inès fait face et le soutien indéfectible de Judith dans son travail passionné où les frontières entre vie professionnelle et privée sont fréquemment brouillées.
Alors que la BD portait sur les révélations de cette enquête de longue haleine, le film explore sa dimension humaine. La journaliste est montrée dans sa grande solitude face aux obstacles qui s’érigent contre elle. Elle reçoit fréquemment des menaces de mort par textos, des rôdeurs l’épient et le réseau internet du café du coin où elle travaille fonctionne mal quand elle y est. Dans une autre scène, sa mère l’appelle, inquiète, quand elle s’aperçoit qu’une page Wikipédia annonce la mort de sa fille. Toutes ces tensions quotidiennes insistent sur les menaces qui pèsent sur sa personne. Jolivet les exploite pour intensifier le suspense autour de l’enquête, façonnant ainsi une atmosphère de polar. Judith, figure amoureuse consolatrice, accompagne Inès au jour le jour et l’épaule dans les moments difficiles où se dévoilent les coulisses méconnues des recherches journalistiques au long court.
Son personnage est d’ailleurs construit en miroir de celui d’Inès. Enseignante de philosophie, elle est vacataire et non titulaire, acculée à la correction des copies du baccalauréat et à une précarité financière qu’elle évoque à plusieurs reprises. La situation économique d’Inès est tout aussi fragile. Journaliste pigiste, elle perd son emploi lorsque ses chroniques bretonnes sont brutalement annulées en raison de pressions exercées sur la radio. A cette instabilité financière commune répond une solidarité amoureuse salvatrice et la recherche d’un mode de vie différent.
Perspective écoféministe et critique capitalocène
L’originalité du film réside dans le choix de Jolivet d’adopter un point de vue écoféministe sur le phénomène des algues vertes. L’enquête sur la destruction du vivant est portée par une voix féminine, redoublée par la présence de sa compagne, toutes deux montrées dans le care, soit le soin aux autres et à l’environnement. Judith enseigne la philosophie et se place du côté du savoir et de sa transmission. Elle complète ses revenus par un emploi dans une coopérative biologique soucieuse de préserver l’environnement où elle entretient des liens d’amitié avec ses collègues. Elle recherche une alternative à l’agriculture productiviste polluante et bénéficie des solidarités locales des personnes défendant ces valeurs. Elle récupère par exemple des fruits et des légumes de son épicerie pour compenser son maigre revenu. D’ailleurs, l’un des éleveurs de brebis qui fournit les fromages aidera Inès à sortir de l’épisode dépressif dans lequel elle est plongée après la perte de son emploi à la radio en lui proposant de venir l’aider à s’occuper de ses bêtes. C’est au contact des animaux et de la nature qu’elle se remet d’aplomb pour finaliser son travail sur la pollution qui menace la santé des Breton.ne.s.
Or le film met visuellement en relation la vulnérabilité du corps et celle de l’environnement comme un continuum en filmant la destruction du vivant au sens large. Dans la séquence d’ouverture, le générique défile sur des plans de plages à marée basse où la présence massive d’algues vertes s’étend à perte de vue. Elles forment un tapis dense qui recouvre entièrement le paysage littoral et le transforme en des motifs abstraits édifiants et insaisissables. Une image frappante de l’étendue du scandale environnemental et sanitaire que le film s’apprête à raconter et qui contraste avec l’omerta sur le sujet. Puis, un carton indique 1989 et un joggeur s’effondre sur cette plage, intoxiqué par le sulfure d’hydrogène qui émane des algues vertes lors de leur décomposition. A la séquence suivante, Léraud découvre des poissons morts. Le montage met en parallèle la contamination d’un espace et les risques encourus pour la santé des hommes et de la faune. Selon Jolivet, contrairement à d’autres pollutions, comme l’effet de serre ou les émissions de CO2, celle aux algues vertes est visible.[10] Il en fait un sujet cinématographique et montre l’écocide à l’œuvre en utilisant l’image comme un vecteur de prise de conscience. Dès le début, le vert des algues domine l’écran, puis elles sont évoquées par l’odeur d’œuf pourri qui se répand dans les espaces où elles se décomposent. Les militants écologistes du film qui essaient de prouver leur toxicité portent alors des masques pour s’en protéger. Leur effet sur la faune et la flore est aussi montré par la mort de sangliers. Enfin, une autre image emblématise plus largement la mise en péril de l’environnement par les pollutions liées aux effets de la production intensive : c’est la découverte par une journaliste locale d’une rivière rouge sang provenant d’un abattoir porcin.



La Bretagne n’est cependant pas réduite à ses pollutions qui en ferait un territoire toxique dévasté. C’est au contraire un espace aimé et choisi par ses protagonistes. Au début du film, Inès et Judith quittent Paris, c’est-à-dire un centre urbain, pour un espace rural considéré comme périphérique. Ce déménagement initialement temporaire devient définitif. Le couple se prend d’affection pour la Bretagne qui devient un lieu de vie, de contemplation, mais aussi de fusion. Chacune entretient une relation particulière à ce territoire. À quatre reprises, Inès est représentée prenant des bains de mer. Des plans larges dévoilant la côte escarpée alternent avec des plans rapprochés où elle apparaît dans les vagues, seule dans un paysage océanique froid et sauvage. Elle s’arrête pour nager systématiquement à l’improviste, comme pour se donner de l’allant dans les moments de doute. Inès est dans une relation de fusion corporelle avec l’espace breton, quand Judith se place plutôt du côté de l’esprit. Vers la fin du film, assise avec Inès face à un paysage rural verdoyant et calme qui lui procure une grande sérénité, Judith lit quelques lignes qu’elle a écrites : « J’ai trouvé ici une forme de vie profondément mêlée aux arbres, au ciel, au temps. Toi et l’hiver breton ont suffi à ma quête ». Elle entretient une relation contemplative à ce territoire, quand Inès est présentée en femme d’action.
Cette composante genrée s’avère importante dans la mise en scène de Jolivet et conduit à construire une réflexion écoféministe. Les figures hostiles au travail d’Inès sont toutes masculines. Le représentant de la FNSEA qui défend l’intérêt des grandes entreprises est un homme qui se montre menaçant envers Inès dès qu’elle le rencontre. Quand il lui propose d’échanger dans un café, elle prend en photo la plaque d’immatriculation de sa voiture, révélant ainsi ses craintes que quelque chose tourne mal. Un autre homme apparaît comme un danger pour son intégrité physique, c’est un agriculteur qu’elle essaie d’interviewer. Lorsqu’elle se rend sur son exploitation, il est pris de colère et la menace avec un râteau. Ce personnage concentre l’intégralité d’un corps social montré comme paupérisé et vulnérable. D’ailleurs, encore perturbée par cette rencontre, elle essaye de comprendre le déferlement de colère auquel elle a fait face et l’interprète comme de la peur. Plus tard dans le film, ce personnage est réhabilité : il revient vers elle et accepte de témoigner sous couvert d’anonymat — sa voix est modifiée. Il dénonce alors le fonctionnement industriel. Le film échappe ainsi à la sur-dramatisation grâce à son art de la nuance. Du point de vue politique, le maire de la ville d’Hillion est lui aussi pointé comme l’un des hommes qui a fait obstruction au bon déroulement de l’enquête en dissuadant la femme d’une victime des algues vertes que le corps de son mari soit autopsié, ce qui aurait permis d’imputer sa mort à une intoxication.
A l’inverse, les personnages féminins agissent en alliées. La propriétaire du café, la soixantaine, l’éclaire sur le milieu qu’elle s’apprête à découvrir et la soutient dans son travail. Rosy Auffray, la femme dont le mari a succombé aux algues vertes lors d’un jogging sur la plage, lui ouvre les portes de sa maison et lui fait rencontrer ses enfants. Cette scène est d’ailleurs l’occasion de faire intervenir la plus jeune génération et de faire entendre leur voix, puisque les familles de victimes des algues sont aussi victimes collatérales — les enfants et petits-enfants. La perspective écoféministe adoptée par le film met en avant le cheminement combatif d’une journaliste qui affronte sans relâche un système patriarcal qui limite l’accès à la vérité et à la justice. Le film révèle les enjeux systémiques liés au modèle économique, politique et judiciaire, dominés par des hommes, et souligne la nécessité d’une approche transdisciplinaire et intersectionnelle en termes de genres, de classes et de générations, pour résoudre les problèmes environnementaux et sociaux contemporains.
Dans la BD comme dans le film, l’enquête multiplie les approches et les échelles d’analyse pour faire la lumière sur un conflit local aux résonances pourtant internationales. Dans la séquence à la Commission européenne où le vice-président de la région Bretagne siège en tant que député, il lance à Inès : « Je dirais de l’agriculture bretonne que si on discrédite trop son modèle, ce qu’elle produit, d’autres le produiront à sa place […] Nous sommes en guerre Madame Léraud, c’est une vraie et grande guerre économique ». Ce qui se joue à l’échelle locale est en réalité pris dans des rets d’une géopolitique internationale plus vaste. C’est pourquoi le film peut aussi se lire comme une critique du capitalocène : il révèle la responsabilité de grands groupes agro-alimentaires bretons dans les pollutions tout en les situant dans un contexte de marché économique globalisé. Plutôt que de parler d’anthropocène pour examiner cette pollution aux algues vertes, le terme de capitalocène[11] s’impose car il attribue la responsabilité des désastres écologiques au système capitaliste et aux intérêts économiques qu’il défend plutôt qu’aux hommes au sens large. Le film examine ainsi le lien inextricable entre le local et le global à travers des marées vertes imputables à une organisation des modes de production historiquement déterminée. Le chapitre 4 de la BD, qui décrivait le modèle breton productiviste, est d’ailleurs transposé dans le film par une scène où Inès retrace l’histoire du « remembrement » à l’aide d’images d’archives et revient aux origines de la structuration capitaliste de son organisation agricole.
A travers ce portrait d’une lanceuse d’alerte, le film offre une vision du journalisme contemporain comme contre-pouvoir dans une affaire de santé publique où se joue la préservation d’enjeux démocratiques. Inès Léraud a été attaquée personnellement deux fois en diffamation[12] par de grands groupes agro-alimentaires au moment de la publication de la BD et a reçu le soutien de Reporter sans frontières (RSF). Le droit à l’information fiable contribue ainsi à rendre les politiques redevables de leur action, ou, plus précisément dans le cas des algues vertes, de leur inaction à protéger l’environnement et les habitant.e.s des côtes bretonnes. Le film et la BD sont ici utilisés comme des outils de démocratisation de l’information pour inciter les citoyen.ne.s à rester vigilant.e.s et à agir. Le film a ainsi donné lieu à de nombreuses projections-débats dans des cinémas bretons jusqu’à l’Assemblée nationale et à la création d’un dossier pédagogiquequi seront très certainement utiles aux enseignant.e.s désireux.ses de faire découvrir l’affaire en classe.
[1] Les huit épisodes ont été diffusés entre janvier 2016 et septembre 2018.
[2] Nicolas Truong, « Pour la documentariste Inès Léraud, le tournant écologique incite les journalistes à aller plus loin dans leurs enquêtes” », Le Monde, 3 août, 2021. https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2021/08/03/ines-leraud-le-tournant-ecologique-incite-les-journalistes-a-aller-plus-loin-dans-leurs-enquetes_6090349_3451060.html. Sur le traitement médiatique de l’affaire, voir aussi : Alexandre Brun et Jean-Paul Haghe. « Les médias, les algues vertes et le modèle agricole breton », L’Espace géographique, vol. 45, no. 2, 2016, 142-156.
[3] Martine Valo, « Les algues vertes crèvent l’écran en Bretagne », Le Monde, 23 août, 2023. https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/08/23/les-algues-vertes-crevent-l-ecran-en-bretagne_6186313_3244.html
[4] Truong, op.cit.
[5] Valo, « Les algues vertes crèvent l’écran en Bretagne », op.cit.
[6] Voir : Palestine, Vertige Graphic, 1996-1998. The Fixer : une histoire de Sarajevo, Rackham, 2005 ; Gaza 1956. En marge de l’histoire, Futuropolis, 2010. Payer la terre, à la rencontre des premières nations des territoires du Nord-Ouest Canadien, Futuropolis, 2020
[7] Voir : Rural, Delcourt, 2001 et Les mauvaises gens, Delcourt, 2018.
[8] Sur les pollutions environnementales, voir : Nicola Gobbi, Jessica Oublié, Vinciane Lebrun, Kathrine Avraam, Tropiques toxiques, le scandale du chlordécone, Editions Steinkis, 2020, et Bénédicte Boisseron, “‘The New Chernobyl:’ The Chlordecone Scandal in the French Antilles“, Imaginaries 15, no. 1.
[9] Francis Chateauraynaud et Didier Torny, Les Sombres précurseurs : Une Sociologie pragmatique de l’alerte et du risque, Paris, EHESS, 1999.
[10] Vital Philippot, Ludovic Chevassus, Entretien croisé avec Pierre Jolivet et Inès Léraud, dossier pédagogique du film, Zéro de conduite. Voir : https://www.zerodeconduite.net/ressource-pedagogique/dossier-pedagogique-les-algues-vertes
[11] Voir : Alf Hornborg et Carole L. Crumley (ed.), The world system and the earth system. Walnut Creek, California, Left Coast Press, 2006. Donna Haraway, « Anthropocene, Capitalocene, Plantationocene, Chthulucene: Making Kin », Environmental Humanities, 1 May 2015, 6 (1), 159–165. Jason W. Moore (dir.), Anthropocene or capitalocene? Nature, history and the crisis of capitalism, Oakland CA, PM Press, 2016. Malcom Ferdinand, Une écologie décoloniale. Penser l’écologie depuis le monde caribéen, Seuil, 2019.
[12] Valo, « La journaliste Inès Léraud récompensée pour ses enquêtes sur l’agro-industrie bretonne », Le Monde, 12 février, 2021