The Great Swindle ou Au Revoir, Là-haut de Pierre Lemaitre

Béatrix Pau

Lycée Jean Moulin, Béziers

 

image002Qui aurait pu croire que dans les mois qui suivirent la fin de la Grande Guerre, alors que la France meurtrie pansait ses plaies, d’anciens poilus se lanceraient dans des malversations scandaleuses ? Et pourtant. Alliant fiction et vérité historique, Pierre Lemaitre, dans Au Revoir Là-Haut, prix Goncourt 2013, plonge le lecteur à l’aube des années 1920. Auteur de thriller, il signe brillamment son premier roman picaresque.

image003Le récit débute le 2 novembre 1918, quelques jours précédant l’armistice et s’achève le 14 juillet 1920. Il est centré sur les démobilisations d’Albert Maillard, un brave soldat, d’Edouard Péricourt, un « blessé de la face » et d’Henri d’Aulnay Pradelle, un lieutenant peu scrupuleux. L’histoire aborde avec finesse et intensité, la difficile réinsertion dans la société civile des poilus et des gueules cassées (les blessés de la face défigurés par leur blessure), le poids des morts sur les vivants, la douleur du deuil familial qui peut conduire à des actes dépassant l’entendement, l’escroquerie aux monuments aux morts et le scandale des cimetières militaires. Au Revoir Là-Haut brosse aussi le Paris des années vingt avec ses inégalités économiques et sociales.

Le livre est divisé en trois parties, chacune marquant un ancrage spatio-temporel: novembre 1918, novembre 1919, mars 1920.

Novembre 1918

Le 2 novembre alors que la fin de la guerre approche, Henri d’Aulnay Pradelle, un jeune lieutenant aristocrate, arriviste, à la recherche d’une renommée et d’une richesse perdues, s’arrange pour lancer un assaut sur la cote 113. Il envoie deux éclaireurs qui meurent dans le No Man’s land. Pradelle sonne aussitôt la charge. Ses hommes s’élancent, les Allemands ripostent, les obus pleuvent. Or, durant l’attaque, le soldat Albert Maillard, s’aperçoit que les éclaireurs ont été abattus d’une balle dans le dos, et réalise que Pradelle est l’assassin. Le combat fait rage mais le lieutenant comprend que Maillard sait, il s’élance vers lui et le pousse dans un trou d’obus. La guerre fait le reste, Maillard se retrouve enseveli vivant face à une tête de cheval de mort.

Le soldat Edouard Péricourt, ayant assisté à la scène court déterrer Maillard qu’il ramène à la vie. A cet instant précis, un obus éclate et lui emporte une partie de son visage, le défigurant à jamais. Dès lors Edouard Péricourt, jeune et bel artiste, aristocrate homosexuel, devient une gueule cassée qui survit dans les hôpitaux militaires grâce à la morphine. Ne voulant pas retourner dans l’hôtel particulier de son père, Marcel Péricourt, il assume, grâce à Albert, l’identité d’un soldat décédé, Eugène Larivière. N’est-ce pas là une première escroquerie ? Edouard Péricourt est ainsi déclaré Mort pour la France. Albert, en tant que camarade de feu, se charge d’avertir la famille.

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Démobilisé, traumatisé par la cote 113 et quelque peu paranoïaque, loyal et à jamais redevable envers son frère d’armes, Albert Maillard trouve un sens à sa vie en la consacrant à Edouard. Démobilisés, les deux poilus s’installent à Paris et partagent un logement.

Marcel Péricourt, père rigide et peu chaleureux qui avait rejeté ce fils excentrique à la sexualité déviante paraît peu touché par sa perte. En revanche Madeleine, la sœur, est éplorée, accablée par le poids du deuil. Elle part à la quête du corps de son frère et contacte Pradelle. Une fois la fausse tombe d’Edouard retrouvée, elle fait exhumer clandestinement la dépouille pour l’inhumer dans le caveau familial. Ironie du sort, c’est Albert qui se charge de  l’exhumation du « faux Edouard » sous le regard de Pradelle au courant de la supercherie.

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Figure 1 Au revoir là-haut by Christian De de Metter and Pierre Lemaitre, Editions Rue de Sèvres, 2015.

Les six chapitres de novembre 1918 plongent le lecteur dans l’univers de la guerre : les tranchées, l’assaut,  les obus, les blessés,  les morts et la démobilisation. Dans cette première partie, Pierre Lemaitre construit l’intrigue et pose le cadre. Il tisse les liens qui unissent les personnages centraux du roman : Albert Maillard, Edouard Péricourt, Henri d’Aulnay Pradelle, Marcel et Madeleine Péricourt.

Novembre 1919

Pradelle, toujours aussi ambitieux et arriviste, est devenu un mari volage et surtout cynique. Dépourvu de toute morale, seul l’appât du gain et la reconnaissance sociale motivent ses actes. Marié par intérêt à Madeleine Péricourt, il profite des relations de son beau-père, qu’il n’aime guère, pour se placer dans la haute bourgeoisie parisienne, celle qui détient le pouvoir économique et politique. Il trouve ainsi de riches associés et monte une société. A la fin de la guerre, l’Etat procède au nettoyage des champs de bataille et à la création des cimetières militaires, et fait appel à des entreprises privées. Pradelle sentant la bonne affaire, motive ses associés et soumissionne. Par relations et sans rien connaître des Pompes funèbres, il remporte l’appel d’offre. L’Etat payant à la pièce, le marché est fort lucratif. Pradelle, secondé par Dupré, son fidèle homme de main, tire les prix notamment sur la main-d’œuvre et les cercueils. Il s’enrichit outrageusement.

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Figure 2 and 3 Au revoir là-haut, Christian De Metter and Pierre Lemaitre, Editions Rue de Sèvres, 2015.

Figure 2 and 3 Au revoir là-haut, Christian De Metter and Pierre Lemaitre, Editions Rue de Sèvres, 2015.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Albert Maillard et Edouard Péricourt ne connaissent pas la même ascension sociale. Bien au contraire ils subissent les déboires d’une démobilisation ratée et n’arrivent pas à se réinsérer dans la société civile. De retour à Paris Albert perd son poste de comptable ainsi que sa fiancée, Cécile. Il s’installe avec Edouard qui devient sa priorité. Il trouve un travail d’« homme sandwich » qui leur permet de vivoter car Edouard, sans pension d’invalide de guerre, est à sa charge. Usurpant l’identité d’un mort, il n’a pu fournir les pièces administratives nécessaires à l’octroiement de ladite pension.

Oubliant sa souffrance physique et psychologique dans la drogue, Edouard devient dépendant de la morphine et ne cesse d’en augmenter les doses. Poussé par Albert à reprendre les crayons et le dessin, Edouard a un jour l’idée de profiter de l’intérêt pour les monuments aux morts. Dès la fin de la guerre, toutes les communes veulent ériger des monuments pour témoigner du sacrifice consenti. Mettant à profit ses talents de dessinateur, Edouard décide de vendre des monuments aux morts fictifs aux municipalités. Ces dernières, appâtées par des prix attractifs devront choisir les œuvres d’après les croquis d’Edouard publiés dans un catalogue, « le Souvenir Patriotique ». Chaque commande devra être accompagnée d’un acompte de 50%. Or les monuments ne seront jamais livrés car Edouard ne les réalisera pas.

Figure 4 project for the WWI monument. http://memoirevive.besancon.fr/?id=418

Figure 4 project for the WWI monument. http://memoirevive.besancon.fr/?id=418

Marcel Péricourt ressent finalement la douleur de la perte de ce fils qu’il n’a pas su aimer. Il décide pour atténuer son chagrin de financer un somptueux monument aux morts. Il contacte le maire d’arrondissement qui s’empresse d’accepter ce mécénat. Il invite également Albert Maillard à sa table afin que ce dernier détaille les derniers instants d’Edouard. Il le prend en compassion et lui propose un poste de comptable.

Cette deuxième partie met en place la double escroquerie. L’intrigue se noue. Les traits des personnages se noircissent. Le lecteur sent bien que le destin de ces personnages est irrémédiablement lié sans en percevoir pourtant toutes les ramifications.

Mars 1920

image016Le marché des cercueils est si lucratif que Pradelle devenu « mercanti de la mort » dirige un véritable trafic de cadavres. Afin d’accroître ostensiblement son bénéfice, Pradelle achète des cercueils de petites tailles (1,30 m) de qualité médiocre.  Il arrive aussi qu’un cadavre serve à « remplir » plusieurs cercueils et que des restes mortels soient abandonnés sur place. Mais ces pratiques scandaleuses s’ébruitent, dérangent, choquent. Le gouvernement est obligé de faire une enquête. Le bureaucrate chargé de ce travail établit alors trois rapports accablants avec preuves à l’appui. Le scandale  des cimetières militaires éclate. Pradelle, lâché par Dupré et ses associés, se tourne vers son beau-père. Marcel Péricourt ne veut et ne peut venir en aide à son gendre.

Albert devient comptable chez Péricourt. Il peut ainsi, par un système de faux en écriture, financer les catalogues du « Souvenir Patriotique », en attendant les premiers versements des communes. Les premières rentrées d’argent l’éloignent d’Edouard. Il loue un meublé tandis qu’Edouard s’installe dans un palace, le Lutétia, sous un nom d’emprunt et dépense sans compter. Néanmoins, ils projettent de partir ensemble à l’étranger. La vie en décide autrement.

Les jours précédant la fête nationale tout s’accélère. L’escroquerie aux monuments éclate au grand jour. Marcel Péricourt réalise non seulement qu’il a perdu des milliers de francs mais que son rêve de monument s’écroule. Contraint, il fait appel une dernière fois à Pradelle : seule une crapule pouvait retrouver une autre crapule. C’est ainsi que Marcel Péricourt se retrouve, ce 14 juillet 1920,  en route pour le Lutétia. Le défilé de la Victoire en arrière plan, l’histoire se dénoue tragiquement au dernier chapitre, dans les dernières lignes.

Dans cette troisième et dernière partie, les escroqueries se réalisent, le cadre temporel s’accélère, le lecteur est pris dans un engrenage qui amène à la perte d’Henri d’Aulnay Pradelle, Marcel Péricourt mais aussi celle d’Edouard. L’épilogue nous apprend que seuls Albert et Madeleine tirent profit de la situation. .Albert et Pauline s’installent à Beyrouth sous une nouvelle identité et profitent de l’argent de l’escroquerie. tandis que Madeleine, enceinte, divorce et devient une femme accomplie.

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image017Au Revoir Là-Haut, adapté au cinéma par Albert Dupontel,[2] est un roman incontournable dont la lecture peut s’effectuer à deux niveaux. Le premier est littéraire. Le lecteur, pris dans une intrigue digne d’un polar, est porté par les destins tragiques des personnages. Certes Au revoir là-haut est une fiction cependant l’apport historique est majeur. Les nombreuses lectures et références historiques de Pierre Lemaitre, son désir d’être au plus près de la réalité peuvent conduire à des discussions autour de thématiques précises comme la guerre, les corps, la démobilisation, la création des cimetières militaires, le Paris des années 1920, la société en deuil et le poids des morts sur les vivants entre autres. Ce renouveau historiographique de la Grande Guerre, initié à l’aube des années 1990, place désormais l’Homme au cœur de la guerre, mettant l’accent sur une histoire plus sociologique et culturelle.[1] Dès lors les historiens, humanisant la guerre, se sont intéressés à de nouveaux pans de recherche : la médecine, le deuil, la démobilisation, la mort, les souffrances physiques et morales des combattants, les monuments aux morts, les écrits, l’art…… Par exemple, dépassant une démarche comptable des pertes, les historiens s’intéressent désormais aux circonstances et à la violence de la mort, à l’inhumation des corps (Yves Pourcher, Luc Capdevila-Danièle Voldman, Thierry Hardier, Béatrix Pau, Antoine Prost), au deuil (Jay Winter, Stéphane Audoin-Rouzeau), à la démobilisation des morts (Béatrix Pau), à la création des cimetières militaires et aux politiques de commémoration et au poids des morts sur les vivants (Bruno Cabanes, Stéphane Tison). Thématiques que nous retrouvons dans Au Revoir Là-Haut.

L’intérêt du roman réside en grande partie dans son cadre temporel. Fiction sur 14-18 l’histoire ne se déroule pas pendant le conflit mais a pour cadre l’immédiat après guerre. Pierre Lemaitre, s’appuyant sur les travaux majeurs de Bruno Cabanes comme la Victoire endeuillée, aborde la difficile démobilisation et réinsertion des poilus dans une société d’après guerre dominée par le poids des morts sur les vivants. Les anciens combattants, de retour dans leurs foyers, après avoir connu l’enfer, aspiraient à un retour à la vie mais il fut associé aux morts. En effet, en raison de l’hécatombe et de l’absence d’une « démobilisation culturelle », le souvenir des Morts dominait la société en deuil et toutes les commémorations, même celles de la Victoire.

image020Que dire des mutilés et des gueules cassées (entre 10 000 et 15 000 blessés de la face français, défigurés en service actif pendant la guerre)  incarnés par Edouard ? Mieux connus grâce aux travaux pionniers et de référence de Sophie Delaporte, ils furent portés à l’écran dans La Chambre des Officiers de François Dupeyron (2001), fiction elle-même tirée du roman du même nom de Marc Dugain (1998), les gueules cassées sont aujourd’hui des incontournables de l’histoire de la Grande Guerre comme en témoignent l’exposition 1917 du Centre Pompidou-Metz, en 2012, (exposition de moulages et dessins de blessés de la face) ou encore la nouvelle muséographie.

Figure 5 pascal.baudoin.pagesperso-orange.fr

Figure 5 pascal.baudoin.pagesperso-orange.fr

Figure 6 L’Intransigeant, 2 septembre 1919 @ vlecalvez.free.fr/hommes28eRI_Choquin

Figure 6 L’Intransigeant, 2 septembre 1919, vlecalvez.free.fr/hommes28eRI_Choquin

 

 

 

 

 

 

 

 

Les escroqueries au cœur du roman, fondées sur la remise en cause du patriotisme et l’appât du gain, surprennent voire dérangent. Pourtant elles ne sont que le reflet d’une triste réalité : la guerre apporte aux uns beaucoup de souffrances mais elle permet à d’autres de s’enrichir sans scrupule.

La première malversation concerne le devenir des restes mortels et le trafic des corps lors de la création des cimetières militaires. Odieuse, elle est malheureusement bien réelle. En effet elle reprend les travaux novateurs de Béatrix Pau sur les marchés de cercueils, les violations des sépultures militaires, les transferts de corps et le scandale des exhumations. Dès novembre 1918, l’Etat procéda au nettoyage des champs de bataille pour inhumer et comptabiliser les morts. Ces opérations consistaient donc à rechercher les cadavres, les exhumer, les identifier, les mettre en bière, les transporter et les ré-inhumer dans les cimetières militaires. Cette entreprise difficile a été magnifiquement portée à l’écran par Bertrand Tavernier dans la Vie et Rien d’autre (1989). Or dans le même temps des familles endeuillées, à la recherche de la sépulture de leur défunt, se rendirent dans l’ancienne zone des armées. Savoir où reposait l’être aimé était leur priorité comme le montrent Jean-Pierre Jeunet dans Un long dimanche de fiançailles (2004), adaptation du roman de Sébastien Japrisot ou encore Russell Crowe dans La Promesse d’une vie (The Water Diviner, 2014) et François Ozon dans Frantz (2016). Mais certains parents (Madeleine) outrepassèrent la loi qui interdisait tout transfert de corps. Ils exhumèrent clandestinement les restes mortels de leur défunt pour le ramener dans le caveau familial auprès des siens. Ces « violations de sépultures » posèrent la question de la propriété des corps et alimentèrent le débat sur la démobilisation des Morts. Par la loi du 31 juillet 1920, l’Etat accorda la restitution gratuite des Morts pour la France aux ascendants et descendants qui en feraient la demande. Deux types d’opération devaient être menées, celle de la restitution des corps et celle de la construction des cimetières nationaux. Ne pouvant procéder seul à l’ensemble de ces opérations, le ministère des Pensions, Primes et Allocations contracta des marchés avec des entreprises privées de Pompes funèbres. Ces entrepreneurs de fortune (représentés par Pradelle) s’enrichirent sur le dos de l’Etat et des morts. Ainsi des restes mortels furent abandonnés dans des anciens cimetières militaires, des corps furent mélangés, des cadavres qui auraient pu être identifiés devinrent inconnus… En 1922 le scandale des exhumations militaires éclata dans la presse et en 1924 l’Etat rompit les marchés non terminés pour continuer les opérations en Régie.

image026L’autre escroquerie toute aussi cynique et scandaleuse, est née de la « course » aux monuments aux morts dans les années 1920. Aujourd’hui objets d’étude précieux pour les historiens, ces derniers représentent le patrimoine et la mémoire de la Grande Guerre (Annette Becker).  Dès la fin de la guerre, les communautés en deuil (Jay Winter) pour honorer les Morts mais aussi atténuer leur chagrin se lancèrent dans la construction de monuments, aux formes, tailles et messages forts divers. Afin de réaliser et financer ces œuvres mémorielles les municipalités firent des appels d’offre auprès de sculpteurs locaux ou de renom et lancèrent des campagnes de souscription. C’est cet aspect mercantile du deuil qui inspira Pierre Lemaitre. Or cette escroquerie aux monuments aux morts est une invention de l’auteur. C’est là que l’écrivain prend des libertés par rapport à l’Histoire.

L’utilisation de ces nouveaux apports historiques pour construire la fiction fait d’ Au Revoir Là-Haut un roman de référence, digne des grandes œuvres littéraires romanesques de l’après-guerre qui ont marqué bien des générations et dont Pierre Lemaitre revendique, à juste titre, l’influence.

Pierre Lemaitre Au Revoir Là-Haut, Paris: Albin Michel, 2013.

Translation : The Great Swindle, London: MacLehose Press, 2015.

NOTES

  1. Le colloque Guerre et Cultures 1914-1918 organisé à l’Historial de Péronne en 1992 fixe les premiers jalons de ce renouveau historiographique.
  2. FFFH editor’s note: currently in post-production, to be released in 2017.

Orientation bibliographique

– Audoin-Rouzeau Stéphane, Becker Annette, 14-18. Retrouver la guerre, Paris, Gallimard « Folio », 2009

– Audoin Rouzeau Stéphane, Cinq deuils de guerre : 1914-1918, Paris, Noêsis, 2001

– Becker Annette, Les Monuments aux morts : patrimoine et mémoire de la Grande Guerre, Paris Editions Errance, 1989

– Becker Jean-Jacques, Jay Winter, Gerd Krumeich, Annette Becker, Stéphane Audoin-Rouzeau et al, Guerres et cultures 1914-1918, Paris Armand Colin, 1994

– Cabanes Bruno, La Victoire endeuillée. La sortie de guerre des soldats français 1918-1920, Paris, Seuil, 2004

– Cabanes Bruno, Pau Béatrix, Au Revoir là-haut. Fiches analytiques, Paris, Livre de poche, 2016

– Capdevila Luc, Voldman Danièle, Nos morts. Les sociétés occidentales face aux tués de la guerre, Paris Payot, 2002

– Delaporte Sophie, Les Gueules cassées : les blessés de la face de la Grande Guerre, Paris, Noêsis, 1996

Id., Les Médecins dans la Grande Guerre : 1914-1918, Paris, Bayard, 2003

– Hardier Thierry, Jagielski Jean François, Combattre et mourir pendant la Grande Guerre (1914-1925), Paris, Imago, 2001

– Horner Isabelle, Emmanuel Pénicaut (sous dir.), Le Soldat et la mort dans la Grande Guerre, Rennes, Presses Université de Rennes, 2016

– Pau Béatrix, Le Ballet des morts. Etat, armée, familles : s’occuper des corps de la Grande Guerre, Paris, Vuibert 2016

Id., « la violation des sépultures militaires 1919-1920 », Revue Historique des armées n° 259, 2010, p. 33-43

Id., « Gérer les corps», in  Frédéric Manfrin, Laurent Veyssière (sous dir.) Eté 1914. Les derniers jours de l’ancien monde, catalogue d’exposition, BNF, 2014, pp. 227-235

– Béatrix Pau-Heyriès, « Le marché des cercueils (1918-1924) », Revue historique des armées, 2001-3, p. 65-80

Id., « La dénonciation du scandale des exhumations militaires par la presse française dans les années 1920 » in Coutau-Begarie Hervé (dir.), Les médias et la guerre, Paris, Economica, 2005,  pp 611-635

Id., « La démobilisation des morts français et italiens de la Grande Guerre, in Revue Historique des Armées, n° 250, 2008, pp. 66-76

– Pourcher Yves, Les Jours de guerre. La vie des Français au jour le jour entre 1914 et 1918, Paris, Plon, 1994

– Prost Antoine, Winter Jay, Penser la Grande Guerre. Un essai d’historiographie, Paris, Seuil, Points Histoire, 2004

– Tison Stéphane, Comment sortir de la guerre ? Deuil, mémoire et traumatisme (1870-1940), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011

– Winter Jay (sous dir .), La Première Guerre mondiale – vol. III Sociétés, Paris, Fayard, 2014

– Winter, Jay, Sites of Memory, Sites of Mourning: The Great War in European Cultural History, Cambridge, Cambridge University Press, 1995

– Winter Jay et Sivan Emmanuel (ed.), War and Remembrance in the Twentieth Century, Cambridge, Cambridge University Press, 2000

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